En Algérie, la Loi 90-11 du 21 avril 1990 relative aux relations de travail accorde à chaque salarié un droit à congé annuel payé de 2,5 jours ouvrables par mois travaillé, soit 30 jours par an. Simple sur le papier, mais un enfer à gérer manuellement dès que votre entreprise dépasse cinq salariés.
Le problème : un Excel par employé, zéro vue d'ensemble
La plupart des PME algériennes gèrent les congés sur un tableur partagé avec des macros fragiles, ou — pire — sur un cahier chez le responsable RH. Résultat :
- Le gérant ne sait jamais combien de jours il reste à Ahmed.
- Un employé part en vacances, son congé n'est jamais soustrait du solde.
- À la fin de l'année, on découvre qu'un salarié a dépassé ses 30 jours — pénalités, conflits.
- En cas de départ (démission, fin de CDD), le calcul du solde de congés à payer est fait au doigt mouillé.
La solution Almawarid : un solde visible partout, en temps réel
Almawarid calcule automatiquement le solde de congés annuel de chaque employé selon la règle par défaut (30 jours par an). Le solde est visible à trois endroits :
1. Liste de l'équipe — une pastille colorée par employé
Sur la page Équipe, une colonne Solde congés affiche le solde restant avec un code couleur :
- 🟢 Vert — plus de 15 jours restants (situation normale)
- 🟡 Jaune — entre 6 et 15 jours (à surveiller)
- 🔴 Rouge — 5 jours ou moins (plus de marge pour les imprévus)
2. Tableau de bord — à côté de chaque demande en attente
Quand un employé demande un congé, le gérant voit directement sur son dashboard combien de jours il lui restait avant cette demande. Fini les décisions d'approbation à l'aveugle.
3. Espace employé — chaque salarié voit son propre solde
Sur le tableau de bord employé, le solde de congés s'affiche en haut du bloc « Demandes d'absence ». L'employé sait exactement s'il peut encore poser des vacances avant la fin de l'année.
Comment Almawarid calcule le solde ?
La formule par défaut est : 30 jours — somme des jours de congé annuel (type « Congé annuel ») approuvés pour l'année en cours. Seuls les congés approuvés et du type « annuel » consomment le solde — les congés maladie, missions ou absences autres n'y touchent pas, conformément à la loi.
Le décompte se réinitialise chaque 1er janvier. Les jours non consommés peuvent être reportés selon votre politique interne (Almawarid permet de modifier manuellement le solde si vous appliquez un report des années précédentes).
Et la convention collective ?
Certaines conventions collectives (BTPH, banque, industrie pétrolière, enseignement) accordent davantage : 35, 40, voire 45 jours par an selon l'ancienneté ou la zone géographique (Sud algérien). Vous pouvez ajuster la règle par employé directement depuis sa fiche RH.
Cas pratique : gérer un départ en cours d'année
Un salarié démissionne le 15 juin après avoir travaillé 5 mois et demi. Son droit acquis est 2,5 × 5,5 = 13,75 jours. S'il a déjà pris 5 jours, son solde à payer à la sortie est de 8,75 jours × son salaire journalier. Almawarid fait ce calcul automatiquement dans le solde de tout compte à la dernière fiche de paie.
Intégration avec le bulletin de paie
Quand un employé part en congés, les jours concernés sont automatiquement déduits de son solde et intégrés correctement à son bulletin : congé payé ≠ absence sans solde. La distinction est critique pour les cotisations CNAS (maintien pendant les congés payés).
Bonnes pratiques pour votre PME
- Incitez vos employés à poser leurs congés régulièrement — les soldes accumulés représentent une dette sociale dans vos comptes.
- Affichez la colonne Solde congés aux responsables d'équipe pour qu'ils anticipent les absences.
- Avant tout départ de salarié, vérifiez le solde — il doit être payé au dernier bulletin (art. 74 de la Loi 90-11).
- Si votre convention collective accorde plus de 30 jours, documentez-le au contrat de travail dès l'embauche.
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